Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/12/2008

Courir lentement pour courir vite

Après un mois de Juin catastrophique où je ne me suis pratiquement pas entraînée et en vue des courses que j'avais programmées en Aout/Septembre, j'étais partie dans l'idée de faire des entraînements uniquement en endurance, c'est à dire sans forcer au niveau vitesse mais long. Depuis, je suis repassée à un peu plus de variétés mais je conserve toujours cette vitesse d'endurance (entre 8 et 8,6km/h pour moi) car je trouve que cela m'apporte plein de choses :

- de l'endurance : forcément comme la vitesse est réduite, au bout de 40' je ne suis pas naze et je peux continuer plus longtemps.

- moins de fatigue : aller vite, c'est fatiguant. Moins vite, plus longtemps, au final cela donne moins de fatigue.

- moins de douleurs : Alors bien sûr, en ce moment, j'ai des douleurs récurrentes à la hanche, mais je veux parler des autres douleurs. Avant, j'avais en permancence mal aux muscles des mollets, l'impression d'avoir deux trucs tout dur derrière le tibia. Et en plus, c'était douleureux. Au toucher on aurait dit deux morceaux de bois. Maintenant, cette sensation a disparu. Elle revient juste les lendemains de course où là forcément j'ai laissé tomber cette allure pépère.

- du temps pour penser et réfléchir. Je suis moins à l'écoute de mes sensations car la machine n'est pas en surchauffe. Alors mon esprit vagabonde facilement : vacances, projets et même des fois travail (pas trop quand même ...).

mais surtout et aussi incongru que cela puisse paraître : je curs plus vite ... lors des compétitions. Ma progression ne s'est pas arrêtée. La preuve, je suis maintenant capable de courir 6km à 10,2km/h. Ce qui n'était pas le cas il y a 6mois. Avec cet entraînement tout en endurance, j'ai même battu mon temps sur semi alors que cette course n'était pas programmée de longue date. En plus de battre ce temps, mon état de fatigue n'avait rien à voir avec celui de la fois précédente.

En tout cas, fini pour moi le temps où je courrai en permanence sur mes parcours prédéfinis avec comme objectif de battre mes meilleurs chrono à chaque fois.

En conclusion : Courir lentement pour courir vite!!!!

Faites comme moi!

23/10/2008

Mais qu'est ce que c'est que ...

... la VMA?

Définition issue de Jogging International :

"VMA (Vitesse Maximale Aérobie) : plus grande vitesse à laquelle vous pouvez courir tout en apportant suffisamment d'oxygène à vos muscles. Au delà, l'effort devient vite impossible".

Comment la déterminer?

Il existe plusieurs méthodes différentes. Ce qui me paraît le plus simple, c'est de faire un test de 6' à fond, à fond, à fond (après échauffement bien sûr). La VMA correspond alors à la vitesse moyenne tenue pendant ces 6 minutes.

A quoi cela sert de la connaître?

En elle-même, à pas grand chose mais travailler à certains % de sa VMA permet de progresser soit en augmentant cette VMA, soit en augmentant la durée pendant laquelle il est possible de tenir une vitesse donnée.

Lors des séances d'entraînement, il y a donc plusieurs vitesses à travailler :

  • < 75%VMA : permet de travailler l'endurance
  • de 75 à 90% : travail dit "au seuil" sur des périodes plus ou longues (jusqu'à 20'), permet d'augmenter la résistance à ces vitesses
  • > 90% : travail de fractionné permettant d'augmenter la VMA

En course, la règle (ou plutôt, UNE Règle) prévoit que :

  • les courses de 10km doivent (ou peuvent) se faire à 90%VMA
  • les semi doivent se faire à 85%VMA
  • les marathons doivent se faire à 80%VMA

D'où tout l'intérêt de travailler cette vitesse et les allures spécifiques associées.

coccinelles.jpg

Et alors?

Les grands champions peuvent avoir des VMA supérieures à 24km/h!! Par exemple, H. Gebresielasie a battu le record du monde sur marathon à Berlin en début de mois en un peu moins de 2h03, soit 21km/h de moyenne...

Pour le commun des mortels, on trouve un peu de tout.

La mienne, je ne l'ai jamais mesurée. En fait, j'ai peur de le faire et d'être déçue du résultat. Je me traîne, c'est vrai et je le sais. Mais d'avoir un résultat chiffré sur ma nullité, je n'en veux pas. J'ose espérer qu'elle est, quand même, de 12km/h.

Mais j'ai des doutes sur cette valeur, car j'ai du mal à faire les séances de mon programme d'entraînement basé sur cette valeur.

De toutes façons, je ne veux pas savoir.

La semaine pochaine, je commence un plan d'entraînement pour des courses de 10km. Je vais travailler ma VMA. Chouette ...