Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/11/2015

L'Intrépide (Bosgouet (27))

Ce week-end, de passage en Normandie chez mes parents, j'ai accroché un nouveau dossard sur mon tee-shirt.

J'ai beaucoup hésité entre un 10kil sur route et un 11kil en forêt. Entre du bon bitume et de la bonne boue.

Finalement, je suis partie pour la boue. Pour apprendre à la maitriser. C'est bien de se choisir des objectifs pour 2016, mais après faut s'entrainer en conséquence. Donc direction, la boue!

C'est donc sur une première édition de course en forêt de la Londe (à côté de Rouen) sur la course de l'Intrépide que je me retrouve (après quelques hésitations sur "mais il y a pas de forêt à côté de ce village, mais c'est où donc?").

Je suis incapable de faire un CR de cette course kilomètre par kilomètre, car à force de tourner voire tournicoter, impossible de m'orienter dans cette forêt dont on est très peu sorti. Et qu'est ce qui ressemble plus à un arbre, qu'un autre arbre?

1.png

Mes bonnes nouvelles du jour :

- je n'ai pas eu mal à la cuisse. Youpi!!!!!!!

- de la boue, y'en avait

- la boue ne m'a pas fait peur, même quand je glissais, je continuais de courir (mais pas trop vite quand même). Quand je pouvais éviter, j'évitais...

- mon temps est pas mauvais (1h10 pour 11,11km)

Et les moins bonnes :

- c'est sur, ma forme post-marathon est partie... Malgré le dénivelé pas vraiment important (170m en D+), j'ai du marcher quelques fois

 

Pour une première édition, c'était une bonne course. Le seul point négatif, le décalage du départ de 20 minutes. Parce qu'en Novembre, en short dans la forêt, il fait froid!

 

 

07/11/2015

Automne et feuilles mortes

Ce billet, je l'ai fait 20000 fois dans ma tête. Le dernier date de tellement loin que j'ai eu le temps d'y penser, notamment pendant mes sorties, mais je n'ai jamais eu le temps de le faire. Finalement, ce sera juste une version abrégée...

Corrida de Villejuif - Version 5 kilomètres :

C'était bien, c'était chouette! Sans problème, j'y retournerai. Mon temps 25:57 pour 5km tout rond. Pas si loin de mon record sur cette distance si il n'y avait pas eu de "mais" pendant la course. Premier "mais" : le point derrière la cuisse qui était présent et qui m'empêchait d'allonger la foulée. Quand j'ai voulu le faire, cela m'a tellement fait mal que j'ai du m'arrêter. Et j'ai fini tout doucement, à tel point que je me suis fait doubler par 4 personnes dans les 200 derniers mètres. Deuxième "mais" : Grand Chéri a couru avec P'tit Chéri dans la poussette, on est donc parti tout derrière, mais vraiment en dernier, même derrière les marcheurs. Le départ a été fait très en douceur... Avec tout ça, le premier kil a été fait en 5'40 et le dernier en 5'30. Pour les trois du milieu, j'étais sur la base de mon record. A la fin de la course, j'étais fraiche comme une fleur (et frustrée aussi!).

Entrainements :

Depuis cette course, je suis en déplacement pour le travail. Alors, pour les entrainements, c'est compliqué, surtout que j'évite un max de courir la nuit (vu que je ne connais pas trop les lieux, même si cela n'a pas l'air trop craignos). La meilleure solution que j'ai trouvé : me lever tôt le matin et courir à partir de 7h à jeun. Ce n'est pas ce que je préfère, mais sinon, je ne ferai rien. Alors, ma foi, ...

Forcément, mon temps est limité et donc la durée de mes sorties aussi. Là aussi, cela me frustre...

Sans compter, que je me suis arrêtée une grosse semaine pour essayer de soigner cette cuisse. Cela n'a pas été suffisant. J'ai repris en faisant uniquement des petites foulées. J'ai toujours mal, mais moins. Cela finira bien par s'estomper (et rapidement, j'espère ... même si je sais bien que je fais n'importe quoi).

 

Tout ça pour dire quoi : uniquement un truc : je suis frustrée! Pourquoi? Parce que je n'ai rien pu faire post-marathon pour justement profiter de cette prépa marathon.

La forme, je l'avais. Mais entre le point de ma cuisse et le déplacement professionnel (qui n'est toujours pas fini d'ailleurs), cette forme me file entre les doigts (de pieds bien sûr) sans que je puisse la concrétiser. Et ça m'énerve!!!

Autant après le marathon de Paris au printemps, je m'étais éclatée sur toutes les courses que j'avais pu faire. Autant là, pfffffff....

Comme tout autre chose, on apprend de ses expériences. Et de celle là, j'en retiens un point pour mon début d'année 2016 : faut que je me prévois un objectif (et la prépa qui va avec) dès le mois de Mars pour profiter pleinement des retombées sur le printemps... J'ai trouvé! Ce sera l'Ecotrail de Paris (version 30km, 600m D+). J'ai hésité avec le 50km mais vu mon expérience sur trail (et les possibles aléas climatiques de la saison), 30 c'est bien.

07/10/2015

Post marathon

Et bien, c'est compliqué!

La semaine suivant le marathon, j'étais en déplacement et je n'avais pas pris d'affaires pour courir. Donc même en cas de tentation, j'étais coincée. J'ai été tentée, mais je suis restée bien sage. Jusqu'au dimanche où, de retour à la maison, j'ai voulu faire une sortie. J'ai du me forcer pour aller au bout de l'heure, car même si la tête avait envie, les jambes ne suivaient pas...

J'ai donc retenu la leçon et je suis restée de nouveau quelques jours à ne rien faire. Le Jeudi, j'ai cédé. 45' qui se sont bien passées, avec une sensation de légerêté (*) super agréable. J'ai même pu finir avec un kilomètre au niveau "record sur 10kil" et un autre au niveau "record sur 5kil". Trop bien.

Le Vendredi (où je ne travaillais pas), c'est donc bien confiante que je suis partie pour une séance longue. Et boum, le retour de manivelle, la catastrophe... Je voulais faire une reconnaissance sur un parcours de course pas trop loin de la maison. Mais le temps d'arriver à l'endroit du départ (déjà 5km de fait), j'étais déjà fatiguée avec un méga point de côté. J'ai laissé tomber la reconnaissance et suis rentrée à la maison.

Je me repose encore quelques jours (le temps de servir de supportrice à mon Chéri sur son marathon de Bruxelles, 3h41 avec un entraînement minimaliste, la vie est injuste) et je rechausse les baskets hier. Petite séance encore (45') mais plutôt bien passée avec trois fois un kilomètre à vitesse record 10kil (5'10-5'08-5'07). Malgré la régularité des temps, ce n'est pas forcément très représentatif de la régularité de l'effort. Je souhaitais accélérer sur chacune de ces séries, mais à chaque fois un empêchement...

Premier : Prévu 5'10 - Réalisé 5'10

Deuxième : Prévu 5' - Réalisé 5'08 : couru au mauvais moment au mauvais endroit : dur de slalommer entre les gens qui sortent de la bouche de métro. Malgré la relance finale, je n'ai pas tenu le temps prévu. Grrrr!

Troisième : Prévu 4'50 - réalisé 5'07 : bien partie mais j'ai ressenti un point derrière la cuisse et j'ai coupé l'effort

Et aujourd'hui, j'ai bien un petit point derrière la cuisse. Grrrr! de Grrrr!

 

Prochain dossard : Dimanche prochain pour une petite course de 5 kilomètres pas trop loin de la maison (celle que je voulais reconnaître, mais que je n'ai pas fait)

 

(*) : légerêté aidée par le fait que depuis la rentrée, j'ai de nouveau perdu quelques kilos, je suis au poids de mes 18 ans au moment du passage du baccalauréat. Encore quelques efforts et je retourne au collège!

21/09/2015

Marathon de Tours

Pour faire simple et rapide : -25' sur mon record personnel!

 

Pour faire un peu plus long :

Ma fin de préparation a été assez chaotique. En déplacement avec des horaires de travail assez contraignants, je n'ai pu allé courir que soit très tôt le matin (dehors à 7h, ça pique), soit sur tapis tard le soir. C'était d'ailleurs la première fois que je testais un tapis.

Tout de même 53km pour la semaine 7 (en quatre sorties).

Et pour la semaine 8, deux petites séances pour dérouler les jambes : 8.5 et 7km. Cela fait bizarre de faire si peu... Et ensuite, c'est le verdict d'une préparation courte, avec beaucoup de km (environ 450km en 8 semaines) mais peu de sorties longues (une seulement de plus de 20km).

Le samedi est assez fatiguant pour moi : 3h de boulot, 4h de voiture pour rentrer sur Paris, 2h30 encore pour aller sur Tours et enfin, tout y est : mon dossard, mes pates du soir, mon cuissard, mes runnings.

Dimanche matin : je me réveille tôt et en silence, chouchouroudoudou dort encore à côté de moi pendant que je mange les pates que je m'étais préparé la veille. Et puis je me recouche... L'hôtel est à 30' de marche du départ, autant dormir un max!

Quand tout le monde est réveillé, je me prépare et je pars. Mes Chéris profiteront du petit dej' et ont pour consigne de sortir de l'hôtel à 9h10 pour m'encourager.

D'ailleurs, ils sont à l'heure! Moi, après avoir passé la ligne de départ en dernière position (à moins que des retardataires soient passés après moi), je suis rentrée un peu dans le troupeau et je m'arrête pour récupérer mes bisous d'encouragement. Et je laisse grand Chéri répondre à la question "Tu vas où, toi, môman?"

J'ai un peu réfléchi à une tactique de course. A Paris en Avril, j'avais prévue de partir sur une allure constante pour atteindre mon objectif, et je me suis prise le mur au 23ème, pour finir déçue de ma course. Alors pourquoi partir lentement, si c'est pour être mal si tôt? Du coup, je pars "comme je le sens", sans forcer mais sans me ralentir non plus. Cela donne une allure de 5'50 environ. En rajoutant quelques secondes à chaque ravitaillement, je fais ainsi du 30' pour chaque portion de 5km.

1.png

Je coure pendant quelques kilomètres avec les meneurs d'allure 4h30 (qui ne sont pas partis pour faire une allure de métronome mais ont prévu de ralentir au fil du temps). Quand, ils commencent à diminuer le rythme, vers le 12ème kilomètre, je continue sur ma lancée. Tout tourne bien pour le moment. Sans être formidable, le parcours est sympathique. En dehors des villages il n'y a pas beaucoup de spectateurs mais ce sont des spectateurs encourageurs (et nos prénoms sur les dossards aident).

La traversée de Sablonnières est super sympa : on est encouragé de partout! En plus on y passe deux fois. Entre les deux, on traverse les jardins de Villandry et on passe à la mi-course. Les jambes commencent à tirer et je me rends bien compte que je n'irai pas au bout à ce rythme.

2.png

Je passe au 25ème kilomètre en 2h30. Ensuite, tout se complique...

Au ravito, pour la première fois sur la course, il y a des tucs! Des tucs, sur un ravito, trop bon! J'en prends quelques uns et je marche le temps de les manger, et je marche je marche, je marche, je n'arrive plus à repartir! 5' de marche au final. Avant que je n'arrive à me remotiver. Mais ça y est, mon mur est là!

25-35, c'est dur! J'alterne course et marche, sans trop savoir pourquoi. Je me fais des films dans ma tête. Si je fais du 10:00 au kilomètre, je finirai en 5h20. Si je veux battre mon record, faut que je fasse au moins du 9:00. Chaque kilomètre couru, même en 7:00, me fait gagner du temps sur mon record ou de la marge si je n'arrive pas à repartir. Cinémascope dans ma tête avec plusieurs fins alternatives, et aucune bien réjouissante...

Finalement au 35ème, après quelques tucs et un verre de coca (le summum des ravitos pour marathonienne en détresse), après un n-ième calcul, je me rends compte que 4h35, c'est possible. Qu'il faut juste que je termine les sept derniers kilomètres (et quelques mètres) en 49'. Quarante neuf minutes à tenir sans marcher, je sais que je suis capable de le faire. Même à la fin de séances dures, quand j'étais en plus mauvais état qu'en ce moment précis, j'étais capable de la faire, alors, oui, je suis capable de le faire.

Et me voilà repartie, pas aussi vite qu'au départ, mais j'arrive à maintenir un rythme de 6:40. J'ai l'impression de ne plus avancer, pourtant, les kilomètres passent et le rythme reste à peu près constant. Je m'arrête quand même aux ravitos restants (ah! les tucs avec un petit verre de coca!), mais à chaque fois je repars sans trainer.

Au 42ème, je récupère mon choupinouroudoudou et on termine tous les deux ensemble (en marchant car il ne voulait pas courir). Heureusement que mon objectif secret était 4h40 car sinon je lui en aurait voulu (ou pas d'ailleurs!).

Temps final : 4h37'58!

3.png

Ma maitrise de la course n'était pas parfaite, loin de là. Mais mon objectif est atteint, alors, là tout de suite, je suis juste contente...

Et maintenant, il va falloir un petit moment avant que d'en recourir un autre, mais j'ai déjà hâte. L'hiver sera long!