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03/12/2011

L'ennui du soir

L'informatique, c'est quand même marrant!

Figurez vous que l'on a un nouveau système d'informatique au boulot qui fait que le nombre de sites accessibles maintenant est réduit à peau de chagrin.

En soit, cela n'a rien d'exceptionnel. Là où c'est marrant, c'est que je ne peux quasiment rien faire d'autre que d'aller sur mon blog. Mais seulement le mien, aucun autre (et j'en ai essayé...). Et quasiment aucun autres sites (et là aussi, j'en ai essayé...).

Tout ça pour dire au final pas grand chose, hormis que je suis en déplacement et que sans internet je m'ennuie...

29/11/2011

L'après New-York

J'ai fini mon CR il y a tout juste quelques heures, et même si la course est finie depuis déjà trois semaines, quelques images restent encore très présentes à mon esprit (et ce ne doit pas être qu'à cause d'une vue aérienne du parcours affiché au dessus de mon bureau!).

La première c'est sur le lendemain du marathon :

  • les yeux pétillants des coureurs au petit déjeuner. Les plus fiers n'étant pas forcément ceux qui sont descendus avec leur médaille autour du cou...
  • les gens dans les rues avec leur démarche de cow-boy, leur médaille et ... leur sourire béat.
  • les sourires et regards entendus avec ces mêmes personnes. On ne se connaît pas, on ne s'est jamais vu, on ne se reverra peut être jamais, mais là, on a vécu la même chose. Qui ne se raconte pas, ou si difficilement. Alors un regard, un sourire, un petit "congratulations" et tout est fait et dit. "I'm in", c'était le slogan de la course. Oui, "We were in", c'est que l'on se dit entre nous.
  • les américains qui nous arrêtent et nous félicitent (mention spéciale pour la mamie dans la station de métro et le douanier lors du départ).

La deuxième c'est sur la vision du marathonien aux Etats-Unis. Toujours, on a été félicité. Toujours, on nous a demandé si on avait fini. Jamais, on nous a demandé notre temps. Jamais. Quel contraste avec la mentalité européenne! Et même si j'étais en fin de peloton, je n'ai pas eu l'impression que les encouragements étaient moins importants ou le public moins nombreux. Un peu comme si les américains reconnaissaient l'effort et pas la performance (ce qui, quand on connaît leur amour pour le haut niveau, peut aussi paraître incompatible). En France, quand on fait un marathon en plus de 3h, on est déjà qualifié de joggeur. Et quand on marche pendant la course, c'est à peine si on a le droit de se qualifier de marathonien... Et puis comme le disait de nombreuses pancartes : "Chuck Norris never ran a marathon. You are doing it".

Le troisième point, c'est le slogan sur une affiche (judicieusement tenue par un spectateur vers le 30ème km, comme par hasard) dont je voudrais toujours me souvenir pour mes prochaines courses à chaque fois que je serai dans un moment de galère où plus rien ne va :

"Each wall has a door. Find it!!"

Alors, j'ai mis un petit moment à la trouver, cette fichue porte, mais finalement je l'ai trouvée, ouverte et passée...

331 Sable We love NYC marathon.JPG

Depuis mon retour en France, j'ai déjà recouru. Je n'ai pas eu cette sensation de vide comme je l'avais eu à la fin de mon premier marathon. J'ai fait une petite sortie la semaine suivante. Deux encore la semaine d'après, et puis 3 la semaine dernière. Cela me fait tout bizarre de faire des sorties de moins d'une heure, et encore plus bizarre de m'autoriser à aller vite (enfin mon vite à moi!). Mais bon, recourir vite, c'est pas facile et le coeur, il cogne drôlement... Hier, j'ai eu du mal à finir mes séries ... mais... mais ... Each wall has a door ... et la suite on la connaît.

27/07/2011

Un homme qui sait me parler

Après une bonne semaine intensive de grattouilles (et surtout à essayer de résoudre le problème par moi-même), je suis enfin allée voir un médecin pour lui expliquer mes problèmes de démangeaisons. J'en repars avec de la pommade et une ordonnance pour faire un prélèvement de peau, histoire de voir ce à quoi cela pourrait être dû.

J'en ai profité également pour lui parler de mes différentes histoire avec ma médecine du travail au niveau de mon coeur. Pour rappel :

Episode 1 : je vais à la visite médicale du travail et tombe sur un médécin qui n'est pas mon habituel. Quand je lui demande un certificat pour courir, elle me fait faire un test de Ruffier (30 flexions) et trouve que je fais de la tension à l'effort car après 1' de repos elle est toujours élevée. Elle me fait du coup une lettre pour aller voir un cardio...

Episode 2 : toujours à la visite médicale du travail (je ne suis pas allée au cardiologue entre les deux). Cette fois je retombe sur mon médecin habituel. Il prend connaissance de la lettre de sa collègue, me fait refaire le même test et trouve que ma récup est parfaite. Du coup, il est bien embêté par la lettre de sa collègue, il note les résultats dessus mais ne me met pas la pression pour que je fasse quelque chose. Il a pas l'air des masses convaincu... et du coup moi non plus!

Episode 3 : toujours à la visite médicale du travail : la dernière fois, on m'avait fait faire un électrocardiogramme (pas parce que j'en avais besoin ou que quelqu'un l'avait demandé, c'est juste qu'à intervalle régulier, on nous en fait un que l'on soit volontaire ou pas). Et il y a le médecin qui l'a interprété (que je n'ai jamais vu) qui trouvait que j'ai un paramètre un peu en dehors de la normale (Pr, je crois). Mon médecin classique m'en parle forcément, mais d'un autre côté me dit que ce n'est pas anormal pour un sportif. Enfin, bref, ça + ça + ça fait qu'il me conseille d'en parler à mon médecin traitant à l'occasion...

Donc aujourd'hui, je profite de l'occasion et je lui en parle (ce n'est pas mon médecin traitant et c'est la première fois que je le vois ce médecin). Je lui explique un peu l'histoire, lui montre mon électrocardiogramme.

La première chose qu'il me dit, c'est : "il est normal votre cardio" => Ah cool!

La deuxième chose quand je lui explique que j'ai un Pr trop grand : "vous faites beaucoup de sport, non? C'est tout à fait normal" => Enfin un homme qui sait me parler, qui sait parler à mon coeur! Je l'aurais embrassé sur le coup. Oui, je fais du sport. Oui, c'est bon ma santé!

Je lui explique quand même que j'aimerai courir un marathon en fin d'année. Et lui qui n'était pas forcément convaincu pour m'envoyer au cardiologue dit alors que c'est bon, qu'il va me faire une lettre. Soit il y a une vraie pathologie et cela servira à quelque chose, soit il n'y a rien et je pourrai alors m'entraîner sereinement.

Voilà, j'ai donc ma recommandation pour une visite. Je n'ai plus qu'à prendre RDV!

Je ne sais pas pourquoi, mais ce médecin m'a convaincu, il a su me parler, trouver des mots justes qui m'ont fait plaisir à entendre.

 

22/07/2011

Gratounette

Cela fait maintenant presque une semaine que je ne bouge quasiment plus. J'évite un maximum de marcher pour soulager mon mollet. A priori cela fonctionne, car je n'ai presque plus mal dans les rares fois où je marche (je ne vais même plus à la cantoche le midi, c'est dire!). En revanche, je crois que je vais attendre encore un peu avant de recourir.

Ce qui me dérange le plus en ce moment, ce n'est pas vraiment ça. C'est que je suis prise de démangeaisons aigües. Mon nouveau surnom, c'est "Gratounette". Pas très sexy...

Alors cela a commencé la semaine derniere avec une folie furieuse de me gratter pendant la nuit. Au matin, j'ai découvert plusieurs piqûres de moustiques sur mon poignet et l'avant bras (il y en a un qui s'est fait plaisir), alors j'en suis restée là. De toutes façons, c'est bien connu, chez les Rasmo pas besoin d'antimoustique si Rasmette ou sa mère sont dans les environs.

Le lendemain, envie furieuse de me gratter sur les jambes. Je commence du coup à réfléchir parce que c'est pas normal et que là, je n'ai pas été piquée, ou en tout cas, il n'y a rien de visible.

Alors je pense d'abord au soleil (malgré ma peau assez mate qui bronze vite, au bout d'un moment, elle dit stop et le moindre rayon de soleil me donne des envies de m'arracher la peau), mais vu la météo, ce ne peut pas être cela.

Je pense ensuite à un truc au niveau de l'alimentation, mais je n'ai rien mangé d'inhabituel ces derniers jours. Ou si, j'ai fait une cure de melon. J'adore ça, le melon, et j'en ai mangé 2 ou 3 fois par jour pendant quelques jours. Mais non, pas ça, ou alors c'est long à passer.

Ensuite, je me dis que l'apparition coïncide avec un changement de gel douche (même marque mais changement de parfum). Et puis j'ai déjà vécu ça avec un shampoing dans sa version vanillée qui me forme une espèce de croûte sur le cuir chevelu à chaque fois que je m'en sers. Je reviens à un ancien, mais toujours pas d'amélioration.

Autant dans la journée, j'arrive à me maîtriser (c'est pas classe au boulot de se gratter à pleine main toute pleine d'ongles et puis je suis occupée, j'y pense moins), autant la nuit, c'est l'horreur! Je ne pense qu'à celà! Une nuit, je me suis tellement grattée, que j'en suis arrivée à me faire des ecchymoses à des endroits où la peau est fine : un sur la cuisse et l'autre derrière l'épaule.

Une autre nuit, j'en pouvais plus et Chéri était allongé tranquillement à côté de moi à dormir comme un bienheureux. Je me suis fait un film monstrueux comme quoi le lit devait être rempli de petites bêtes, que cela ne pouvait être que ça. N'en pouvant plus, je suis allée m'installer dans le canapé.

Le lendemain matin, pas la peine de dire que j'avais encore bien en tête le souvenirs des petites bêtes. J'ai mis les draps à laver avec de la javel. Pareil pour la couette et les oreillers, toujours avec de la javel. J'ai étudié le matelas avec une loupe, mais j'ai rien vu, je l'ai tapé, aspiré, désinfecté. J'ai récuré la chambre de fond en comble. A défaut d'avoir chassé des petites bêtes pour de vrai, j'ai au moins chassé l'idée de ma tête qu'il y en avait!

A ce moment là toujours pas d'amélioration, au contraire cela reste diffus sur tout le corps mais aussi très concentré sur un endroit bien précis : le talon des deux pieds, pas en dessous mais au niveau du tendon d'achille, là où la peau est fine et frotte facilement sur quoi que ce soit, des chaussures ou un drap par exemple. Tant que je résiste à la tentation de me gratter, cela va, mais il y a un moment où je n'en peux plus, je le fais. Ou alors, quand je dors, il m'arrive de le faire machinalement malgré mes chaussettes que je me force à garder (histoire de ne pas faciliter la vie des petites bêtes si il en reste!). La seule méthode alors pour me calmer, c'est de mettre du désinfectant dessus. Cela pique, cela chauffe, cela fait mal, mais la démangeaison est passée et le lendemain c'est tout rouge et fait comme des plaques. Deux nuits de suite, j'ai fait cela.

Les deux dernières nuits ont été en nette amélioration. Je me suis passée un deal avec moi même : je ne résiste pas trop à la tentation de me gratter, de toutes façons à un moment, je succombe. Mais je me gratte à côté, sur une toute petite zone, et je file aussitôt mettre du désinfectant. Alors c'est peut être un effet placebo, mais cela marche, j'arrive à me rendormir, mes vraies démangeaisons talonnesques semblent diminuer, en tout cas, ma peau retrouve un aspect un peu à près normal. Forcément, je ne me gratte plus.

Je me laisse encore ce week-end et si la situation n'est pas revenue à la normale, je vais au médecin lundi...