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21/09/2015

Marathon de Tours

Pour faire simple et rapide : -25' sur mon record personnel!

 

Pour faire un peu plus long :

Ma fin de préparation a été assez chaotique. En déplacement avec des horaires de travail assez contraignants, je n'ai pu allé courir que soit très tôt le matin (dehors à 7h, ça pique), soit sur tapis tard le soir. C'était d'ailleurs la première fois que je testais un tapis.

Tout de même 53km pour la semaine 7 (en quatre sorties).

Et pour la semaine 8, deux petites séances pour dérouler les jambes : 8.5 et 7km. Cela fait bizarre de faire si peu... Et ensuite, c'est le verdict d'une préparation courte, avec beaucoup de km (environ 450km en 8 semaines) mais peu de sorties longues (une seulement de plus de 20km).

Le samedi est assez fatiguant pour moi : 3h de boulot, 4h de voiture pour rentrer sur Paris, 2h30 encore pour aller sur Tours et enfin, tout y est : mon dossard, mes pates du soir, mon cuissard, mes runnings.

Dimanche matin : je me réveille tôt et en silence, chouchouroudoudou dort encore à côté de moi pendant que je mange les pates que je m'étais préparé la veille. Et puis je me recouche... L'hôtel est à 30' de marche du départ, autant dormir un max!

Quand tout le monde est réveillé, je me prépare et je pars. Mes Chéris profiteront du petit dej' et ont pour consigne de sortir de l'hôtel à 9h10 pour m'encourager.

D'ailleurs, ils sont à l'heure! Moi, après avoir passé la ligne de départ en dernière position (à moins que des retardataires soient passés après moi), je suis rentrée un peu dans le troupeau et je m'arrête pour récupérer mes bisous d'encouragement. Et je laisse grand Chéri répondre à la question "Tu vas où, toi, môman?"

J'ai un peu réfléchi à une tactique de course. A Paris en Avril, j'avais prévue de partir sur une allure constante pour atteindre mon objectif, et je me suis prise le mur au 23ème, pour finir déçue de ma course. Alors pourquoi partir lentement, si c'est pour être mal si tôt? Du coup, je pars "comme je le sens", sans forcer mais sans me ralentir non plus. Cela donne une allure de 5'50 environ. En rajoutant quelques secondes à chaque ravitaillement, je fais ainsi du 30' pour chaque portion de 5km.

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Je coure pendant quelques kilomètres avec les meneurs d'allure 4h30 (qui ne sont pas partis pour faire une allure de métronome mais ont prévu de ralentir au fil du temps). Quand, ils commencent à diminuer le rythme, vers le 12ème kilomètre, je continue sur ma lancée. Tout tourne bien pour le moment. Sans être formidable, le parcours est sympathique. En dehors des villages il n'y a pas beaucoup de spectateurs mais ce sont des spectateurs encourageurs (et nos prénoms sur les dossards aident).

La traversée de Sablonnières est super sympa : on est encouragé de partout! En plus on y passe deux fois. Entre les deux, on traverse les jardins de Villandry et on passe à la mi-course. Les jambes commencent à tirer et je me rends bien compte que je n'irai pas au bout à ce rythme.

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Je passe au 25ème kilomètre en 2h30. Ensuite, tout se complique...

Au ravito, pour la première fois sur la course, il y a des tucs! Des tucs, sur un ravito, trop bon! J'en prends quelques uns et je marche le temps de les manger, et je marche je marche, je marche, je n'arrive plus à repartir! 5' de marche au final. Avant que je n'arrive à me remotiver. Mais ça y est, mon mur est là!

25-35, c'est dur! J'alterne course et marche, sans trop savoir pourquoi. Je me fais des films dans ma tête. Si je fais du 10:00 au kilomètre, je finirai en 5h20. Si je veux battre mon record, faut que je fasse au moins du 9:00. Chaque kilomètre couru, même en 7:00, me fait gagner du temps sur mon record ou de la marge si je n'arrive pas à repartir. Cinémascope dans ma tête avec plusieurs fins alternatives, et aucune bien réjouissante...

Finalement au 35ème, après quelques tucs et un verre de coca (le summum des ravitos pour marathonienne en détresse), après un n-ième calcul, je me rends compte que 4h35, c'est possible. Qu'il faut juste que je termine les sept derniers kilomètres (et quelques mètres) en 49'. Quarante neuf minutes à tenir sans marcher, je sais que je suis capable de le faire. Même à la fin de séances dures, quand j'étais en plus mauvais état qu'en ce moment précis, j'étais capable de la faire, alors, oui, je suis capable de le faire.

Et me voilà repartie, pas aussi vite qu'au départ, mais j'arrive à maintenir un rythme de 6:40. J'ai l'impression de ne plus avancer, pourtant, les kilomètres passent et le rythme reste à peu près constant. Je m'arrête quand même aux ravitos restants (ah! les tucs avec un petit verre de coca!), mais à chaque fois je repars sans trainer.

Au 42ème, je récupère mon choupinouroudoudou et on termine tous les deux ensemble (en marchant car il ne voulait pas courir). Heureusement que mon objectif secret était 4h40 car sinon je lui en aurait voulu (ou pas d'ailleurs!).

Temps final : 4h37'58!

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Ma maitrise de la course n'était pas parfaite, loin de là. Mais mon objectif est atteint, alors, là tout de suite, je suis juste contente...

Et maintenant, il va falloir un petit moment avant que d'en recourir un autre, mais j'ai déjà hâte. L'hiver sera long!

 

 

Commentaires

sympa de mettre un visage sur un pseudo...et joli chrono qui me fait rêver ;o))

Écrit par : cocoandco | 11/10/2015

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