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17/04/2015

Marathon Paris 2015

"Du courage pour commencer. De la force pour finir."

Je ne sais pas de qui c'est mais c'était dans le dos de plusieurs personnes que j'ai suivi pendant quelques kilomètres. Cette phrase m'a aidé à, justement, finir.

 

Avant cette course, je suis en déplacement pour le boulot depuis quelques jours. Pas le meilleur moyen de se préparer sereinement. Mais cette course étant prévue depuis longtemps, il est hors de question que je la rate! Alors, en vrai, la course a commencé dès le samedi :

  • samedi matin : boulot
  • samedi après-midi : retour à la maison (4h de voiture) + retrait dossard
  • dimanche : marathon + retour au boulot (encore 4h de voiture)

 

A en croire les principes "normaux", j'aurai du finir entre 4h13 (en considérant qu'en doublant la distance, la vitesse diminue d'1km/h) et 4h08 (en considérant 2 fois mon temps au semi + 5%). Beaucoup plus modestement, j'espérais un 4h40.

Alors pas la peine de se le cacher avec mes 5h03 et des poussières, je suis déçue. Ni le plan A, ni le plan B ne sont atteints.

paris.JPG

J'étais une des dernières à partir. Premières foulées en ce qui me concerne vers 10h15. Il fait déjà chaud. La descente des Champs Élysées est sympa. Bien large pas trop rapide. Super... Les premiers kilomètres sont faciles, normal pour un marathon. Quoique, je me trouve rapidement avec un point de côté. Un de ceux que je peux gérer tout en continuant de courir. Et heureusement parce que je l'ai gardé une bonne vingtaine de km.

Je passe au 10ème en bon état bien que la chaleur soit déjà importante. A ce moment là, je suis un peu en avance sur le plan A. A chaque ravitaillement, j'embarque avec moi une bouteille d'eau pour tenir sur l'intervalle à venir. Si j'avais été dans un parc à regarder les gens courir, j'aurais apprécié cette température. Mais moi, je suis en train de courir et il fait trop chaud!

paris2.JPGAu semi, je suis encore dans les temps du plan A. Mais de pas beaucoup. Et les choses commencent à se compliquer sérieusement. J'ai trop chaud, j'en ai marre des bananes. J'ai mal aux jambes. Le seul point positif, je n'ai plus de point de côté. C'est le début de la galère...

C'est mon troisième marathon, et pour la troisième fois, j'ai également une forme de black-out, une période de 10 kilomètres où je me souviens de choses mais sans avoir eu l'impression d'être acteur, juste un spectateur. Cela tombe bien car dans cet intervalle, c'était la combinaison de la partie des tunnels sur les quais de Seine et des mollets au bord des crampes. J'ai beaucoup marché dans cette période.

Au 30ème, le plan A est oublié, le plan B encore possible si j'arrive à relancer la machine. Mais, il faut se rendre à l'évidence, les crampes aux mollets sont trop proches pour me le permettre.

J'arrive à me remettre à courir au 35ème, lentement certes, mais je redémarre. Et je coure avec un décompte dans ma tête sur les minutes restantes avant la fin. Je n'arrête pas de me dire que c'est la fin d'une séance d'entraînement et que je suis capable de le faire parce que je l'ai déjà fait (ce qui est vrai mais pas en ayant déjà fait autant de km avant - bouh la menteuse). Ce qu'il y a de bien, c'est que cela marche.

paris1.JPGA 200m de l'arrivée, c'est le moment le plus fort pour moi : Chéri est là avec Choupinouroudoudou sur les épaules pour m'encourager. A ce moment là, j'ai la respiration qui se bloque et envie de m'arrêter pour chialer. Cela ne dure pas longtemps et ce serait dommage de ne pas finir en courant. Alors, je me décrispe et j'essaie d’accélérer pour les photos...

Fin en 5h03'48.

Déception car j'espérais mieux. Mais quand même record battu de vingt minutes.

Mon premier kif à l'arrivée : faire un gros bisou à choupinoudoudou tout content de revoir sa maman.

Mon deuxième : manger un kébab! (trop marre des bananes)

Cela ne transpire pas forcément dans ce récit, mais parmi mes 3 marathons, c'est celui que je ne referais pas :

  • pas d'ambiance (ou très peu) - difficile de passer après New-York
  • la beauté de la ville me laisse maintenant indifférente - ce n'est pas comme si c'était ma première course dans la capitale

Côté récupération, rien de dramatique : deux jours de courbatures aux cuisses et de douleurs sous les côtes correspondant à mon point de côté. Dimanche, je rechausse...

Commentaires

Moi j'ai juste envie de te dire BRAVO, tu as franchi la ligne d'arrivée et ça c'est trop bien. Et puis merci pour cette belle sortie ce matin sur le jogging télévie à Liège.

Écrit par : Rohnny | 19/04/2015

Chapeau delphine ! Moi je n'ai encore jamais teste le marathon.... Pour l'instant je suis plutoy en course plaisir et cela me reussi bien. Bises
Ps : j'ai change l'intitule de mon blog. C'est trileam.blogspot.fr

Bises et encore bravo.

Écrit par : Marie | 19/04/2015

Les commentaires sont fermés.