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11/03/2012

Petite semaine - Chouette semaine

Dimanche dernier, je courais le semi-marathon de Paris, avec la manière et en battant mon record. Bien évidemment, j'ai depuis le moral remonté à bloc. Surtout par la manière. Et du coup, je me pose la question de savoir si annuler mon 6h du printemps est une bonne idée. Parce que finalement, j'ai la forme, et que c'est dans encore assez longtemps pour la peaufiner. Au pire, le 4h me tente aussi beaucoup. Haaa! Je ne sais pas, je ne sais plus (comme le dit un certain José).

En attendant, pour cette semaine, j'ai été raisonnable :

Lundi et mardi : repos. Lundi parce que j'ai quand même mal un peu aux pieds, mardi parce que je n'ai pas le temps (mais l'envie est bien là).

Mercredi : j'y go. Mais cela fut une petite sortie sans aucun plaisir, j'ai eu tout le temps une douleur, soit au mollet, soit devant le tibia. Drôlement bizarre d'ailleurs cette douleur qui passait du devant au derrière de la jambe suivant la foulée que j'adoptais pour justement la faire passer. Faut croire que ma récupération du dimanche, n'étais pas si bonne que ce je croyais.

41'   6,24km   9,1km/h   3/10

Jeudi : j'y retourne, la séance de la veille m'incite à la prudence, ce sera court et pas intense. Et puis finalement, c'est magique, j'ai mal nulle part et les jambes tournent bien. Je change du coup le programme, pas sur la durée mais sur l'intensité et je me fait même un détour par une côte pour finir.

46'   7,19km   9,4km/h   7/10   dont 2x1km à 11,1 et 11,5km/h

Vendredi : Avec les beaux jours qui reviennent et le printemps qui se rapproche, arrive également une autre routine : je repars en déplacement... Ce coup ci, c'est le plat pays et sa région wallone. J'ai eu une grosse envie de sortir courir dès mon arrivée. Mais je suis arrivée tard et il faisait déjà nuit. Je suis seulement allée diner avec mes collègues puis dodo.

Samedi : je travaille mais finis tôt. Là aussi, la tentation est grande, mais j'ai un rendez-vous le lendemain et je préfère aller faire un peu de shopping local : si pour une raison quelconque, je me retrouve bloquée dans ma voiture, je ne mourrai ni de faim, ni de soif avant un bon moment!

Dimanche : Alors pour aujourd'hui, c'est sûr, y'a course à pied. J'ai rendez vous avec Rohnny pour l'accompagner dans sa sortie longue du jour. On se retrouve à 9h15 et on part, il me fait découvrir ses spots. Le premier, je le connaissais pour y être déjà allée à d'autres occasions. Ensuite pour toute la partie le long de l'Ourthe, là c'est du nouveau pour moi, mais c'est nickel. Si j'ai l'occasion, j'y retournerai.

Question rythme, je ne sais pas qui prend le lead, Rohnny respecte ses puls, moi, je vais à un rythme qui me convient et on avance. Et on avance tellement bien qu'au final (et je te le confirme Rohnny) :

- pour une telle distance, c'est ma sortie d'entraînement la plus rapide (j'ai vérifié)

- pour une telle distance, c'est la  première fois où je ne fais aucune pause

Comme quoi, l'effet du cerveau a un rôle super important : c'était la diversion de parler de chose ou d'autre ou l'émulation d'être accompagnée? Tu te rends compte, Rohnny, si cela se trouve, tu m'as fait franchir un de ces palliers de progression dont on a parlé à un moment.

En conclusion, cette sortie était super, je suis bien contente d'avoir fait connaissance avec un autre coureur, qui de plus est bien sympathique. Rendez-vous est pris pour les 20km de Paris à venir!

1h42   16km   9,4km   8/10

Tiens, tiens, en faisant encore quelques kilomètres à ce rythme j'aurai battu (encore!) mon record sur semi et sur 20km.

 

 

PS pour Rohnny : je n'ai aucun doute sur tes capacités à battre, non plutôt exploser, ton record sur semi!

 

 

05/03/2012

Semi-marathon de Paris

Ce semi de Paris est vraiment une course que j'ai pris à la cool. Je ne sais pas trop où j'en suis d'un point de vue forme, et encore moins d'un point de vue mental. Du coup, pas de stress, pas de pression, pas d'objectif avoué et encore moins annoncé.

Tellement cool, que des fois, ce n'était pas loin d'être à l'arrache :

- dans la semaine, je reçois un mail de mon entreprise comme quoi je n'ai pas encore envoyé mon certificat médical. Pas faux, je l'envoie dans la foulée.

- samedi matin : mis à part que j'ai un dossard par mon entreprise, que j'ai envoyé mon certificat médical, pour tout le reste, j'ai rien retenu. Avant de grimper dans la voiture pour Vincennes, je prends le temps de lire le programme du week-end et ... heureusement! Car en tant que coureurs sponsorisés, on est tous dispensé d'aller chercher notre dossard le samedi. Chouette, un aller-retour pour rien d'évité.

- dimanche matin : pour être à l'heure, il faut que l'on parte de la maison à 7h30. En se levant à 7h10, c'est pas facile-facile. Surtout quand la tenue n'est ni choisie, ni préparée. Je ferai une première partie de petit dej' en marchant en direction de la gare RER.

Donc d'abord RER, puis métro, puis re-métro. Et à chaque fois, le nombre de coureurs augmente. Pas de doute, on est dans la bonne direction. Une fois devant le chateau, on laisse la "masse" et on se dirige vers le parc floral. Là où cela devait grouiller de monde les deux jours précédents pour le retrait des dossards, c'est maintenant tout calme et réservé à une poignée de privilégiés, dont moi. Chaque entreprise a un espace privatif où il faut montrer patte blanche pour rentrer. Mais qu'est ce que c'est bien. Pendant que les autres caillent dehors, nous on est au chaud, loin de la foule, avec un petit dej' à volonté, des toilettes à disposition (j'ai du attendre 30" que ce soit mon tour!) : en gros une ambiance d'avant course de 100 personnes alors qu'il y a environ 25000 furieux qui sont dehors. Ah oui, et j'oubliais aussi la consigne. Rien que pour nous.

Le contraste est saisissant quand on ressort, il fait froid (pas trop quand même), il y a du monde partout, cela piétine, cela sent fort, cela s'impatiente (aux toilettes et aux consignes). Enfin, bref, sur cette affaire, j'avoue que mon avant-course privilégiée était vraiment très bien.

Je n'ai pas couru cette course depuis quelques années, je l'ai pourtant faite déjà deux fois. Mais je ne l'aimais pas trop. A l'époque, le parcours était dans le sens inverse, et tout le final avec ses 7km dans le bois de Vincennes, me cassait le moral et les jambes. Cela fait aussi trèèès longtemps que je n'ai pas couru de semi, 22 mois pour être précis. Depuis, j'ai couru plein de courses différentes (dont 2 marathons), mais de semi, que nenni! Donc la conclusion, c'est que je ne sais pas trop où je vais, ni comment je vais y aller.

J'ai deux points faibles quand je suis en course : mon mental en carton (qui fait que souvent je me mets à marcher, des fois sans m'en rendre vraiment compte) et l'irrégularité de mes allures. Alors, pour cette course, je n'ai qu'un objectif : être régulière et éviter de prendre 10' de plus dans la deuxième partie par rapport à la première. L'objectif n'est pas très ambitieux, il faut bien l'avouer. A côté de cela, je rêve quand même à un temps et je règle le partenaire virtuel de ma Garmin sur la base de ce temps.

1ère partie : kilomètre 0 à 5

Le départ par sas fait que ce n'est pas une bagarre de coups de coude et de crocs en jambe pour trouver sa place dans le peloton. Je me cale rapidement sur une allure tout en surveillant fréquemment mon PV (partenaire virtuel) pour ne pas m'emballer. Finalement, cette première partie dans Vincennes passe vite, tellement vite, que je me pose des questions sur mes ressentis dans cette même portion en sens inverse. Ou alors, c'est le réglage de ma Garmin : en PV pas de chrono, juste une avance ou un retard. Et d'ailleurs, en avance, je le suis. Pas de beaucoup, mais un peu, de plus en plus à chaque kilomètre... tout en restant très raisonnable... J'essaie de ne pas m'emballer, même si je sens que je pourrais aller plus vite. Je veux être régulière, pas forcément rapide!

km0 à km5 => 32'22 (9,3km/h)

2ème partie : kilomètre 5 à 10

Je m'arrête quelques secondes au ravitaillement, c'est bon, j'ai de l'avance, autant en profiter pour m'accorder une petite récup.

Ensuite, on sort de Vincennes et on rentre dans Paris. De mes précédentes participations, je me souviens d'une côte terriblement casse-pattes. Dans ce sens ci, je me pose la question marche? pas marche? Finalement comme je me sens bien, je me dis que je tente le 'pas marche' et advienne que pourra! Et je me souviens des quelques séances de côtes que j'ai faites ces dernières semaines, c'est le moment de voir si cela va payer! Et oui, ça paie. Non seulement, je ne cale pas en route, mais encore, je n'arrive pas en haut à l'agonie. Trop contente, surtout que derrière, il y a un faux plat descendant qui permet de récupérer tranquillement.

km5 à km10 => 32'32 (9,2km/h) : je garde la cadence tout va bien

3ème partie : kilomètre 10 à 15

Au 12ème, je commence à douter. Toujours sur les courses de cette distance, c'est au 12ème que je flanche. Pour l'instant, ça va. Mais je ne peux m'empêcher de me demander jusqu'à quand. Je ne sais pas si c'est une conséquence, mais au 13ème, je me retrouve avec les larmes qui me montent aux yeux, la respiration qui s'accélère. Vite, vite, vite, j'essaie de me calmer, l'arrivée est encore tellement loin. Quoique, 8km, à ce moment c'est presque rien...

J'ai toujours de l'avance sur mon PV. A chaque kilomètre, je gagne quelques secondes. Je les garde précieusement pour les utiliser au ravitaillement. Surtout, que je me demande sans cesse à quel moment je vais craquer.

km10 à km15 : 33'14 (9,0km/h) : un petit ralentissement, à peine perceptible

4ème partie : kilomètre 15 à 21,1

La fin approche, et je ne flanche toujours pas, j'avance lentement, régulièrement et sûrement. Je me dis : Et pourquoi pas? A la fois pour un record, pour une course de cette distance sans marcher ailleurs qu'aux ravitaillements, pour un negative split,...

Encore une fois, au 19ème, ma vue s'embrouille, les larmes me montent aux yeux, la respiration se dérègle. C'est dur de me remettre dedans, mais j'en suis tellement proche à ce moment là de tout ce que je n'osais espérer pour cette course, que je ne veux pas flancher à ce moment là. Et c'est juste pas possible, il reste si peu de parcours.

Rapidement, on revient dans Vincennes, la fin est proche, c'est un faux plat montant, mais tant pis, faut y aller. A ce moment là je suis à fond ou presque. Je vois Chéri au loin qui ne m'a pas encore vu, je lui fait un signe pour la photo. Une fois fait, je continue et j'accélère encore... Je fait le dernier kilo à un peu plus de 11km/h.

km15 à 21,1 => 39'19 (9,3km/h)

Et je finis rincée, mais contente au plus haut point : régularité : tip-top ; record : explosé (-5 minutes) ; 3 pauses marche seulement aux ravitaillements ; mal aux jambes : à peine ; satisfaction personnelle : au maximum...

Je récupère un poncho, ma médaille, à boire, mes affaires, mon Chéri et retour maison.

Au final : 2h17'27   21,1km   9,2km/h    10/10

01/03/2012

En attendant le semi

Pas de doute, abandonner mon programme d'entraînement a un effet libérateur sur ma tête. Faire ce que je veux, c'est quand même bien!

Mardi, je suis partie pour faire une sortie avec des 1'30 à fond. C'était vachement bien! 10 répétitions entre 11,9km/h (pour la première) et 13,0km/h (pour la dernière). C'est pas forcément très régulier comme vitesse, mais c'est fait en augmentant de rythme à chaque fois, donc je suis contente. Dommage que ma Garmin m'ait fait un sale coup au milieu... mais bon, pas grave.

1h   9,17km   9,2km/h   8/10   avec 10x1'30/1' (récup en marchant) dont 10' de marche

Jeudi, je ne sais pas comment on peut appeler la séance que j'ai faite aujourd'hui. Seuil? fractionné? fartlek? Peu importe la dénomination de toute façon. J'ai donc fait 3x530m (11,5-12-12km/h) + 2x1km (11-11,3km/h) + 2km (10,7km/h). Les récups, c'était en marchant, en repartant quand je le sentais. Bien fatiguant tout ça, mais je termine contente, aujourd'hui aussi.

1h   9,23km   9,2km/h   8/10    fartleck (allons y pour cette dénomination) dont 9' de marche.

Maintenant, c'est repos jusqu'à dimanche en attendant le semi de Paris.