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29/11/2011

L'après New-York

J'ai fini mon CR il y a tout juste quelques heures, et même si la course est finie depuis déjà trois semaines, quelques images restent encore très présentes à mon esprit (et ce ne doit pas être qu'à cause d'une vue aérienne du parcours affiché au dessus de mon bureau!).

La première c'est sur le lendemain du marathon :

  • les yeux pétillants des coureurs au petit déjeuner. Les plus fiers n'étant pas forcément ceux qui sont descendus avec leur médaille autour du cou...
  • les gens dans les rues avec leur démarche de cow-boy, leur médaille et ... leur sourire béat.
  • les sourires et regards entendus avec ces mêmes personnes. On ne se connaît pas, on ne s'est jamais vu, on ne se reverra peut être jamais, mais là, on a vécu la même chose. Qui ne se raconte pas, ou si difficilement. Alors un regard, un sourire, un petit "congratulations" et tout est fait et dit. "I'm in", c'était le slogan de la course. Oui, "We were in", c'est que l'on se dit entre nous.
  • les américains qui nous arrêtent et nous félicitent (mention spéciale pour la mamie dans la station de métro et le douanier lors du départ).

La deuxième c'est sur la vision du marathonien aux Etats-Unis. Toujours, on a été félicité. Toujours, on nous a demandé si on avait fini. Jamais, on nous a demandé notre temps. Jamais. Quel contraste avec la mentalité européenne! Et même si j'étais en fin de peloton, je n'ai pas eu l'impression que les encouragements étaient moins importants ou le public moins nombreux. Un peu comme si les américains reconnaissaient l'effort et pas la performance (ce qui, quand on connaît leur amour pour le haut niveau, peut aussi paraître incompatible). En France, quand on fait un marathon en plus de 3h, on est déjà qualifié de joggeur. Et quand on marche pendant la course, c'est à peine si on a le droit de se qualifier de marathonien... Et puis comme le disait de nombreuses pancartes : "Chuck Norris never ran a marathon. You are doing it".

Le troisième point, c'est le slogan sur une affiche (judicieusement tenue par un spectateur vers le 30ème km, comme par hasard) dont je voudrais toujours me souvenir pour mes prochaines courses à chaque fois que je serai dans un moment de galère où plus rien ne va :

"Each wall has a door. Find it!!"

Alors, j'ai mis un petit moment à la trouver, cette fichue porte, mais finalement je l'ai trouvée, ouverte et passée...

331 Sable We love NYC marathon.JPG

Depuis mon retour en France, j'ai déjà recouru. Je n'ai pas eu cette sensation de vide comme je l'avais eu à la fin de mon premier marathon. J'ai fait une petite sortie la semaine suivante. Deux encore la semaine d'après, et puis 3 la semaine dernière. Cela me fait tout bizarre de faire des sorties de moins d'une heure, et encore plus bizarre de m'autoriser à aller vite (enfin mon vite à moi!). Mais bon, recourir vite, c'est pas facile et le coeur, il cogne drôlement... Hier, j'ai eu du mal à finir mes séries ... mais... mais ... Each wall has a door ... et la suite on la connaît.

Commentaires

Encore bravo pour ce marathon! Tu fais partie de l'histoire maintenant.
Cette phrase que tu reprends est tellement porteuse de sens, tant pour le 30ème km du marathon que pour chaque événement de la vie.
"Each wall has a door. Find it!" est une phrase que je retiendrai pour les moments durs, difficiles. Ne sois donc pas étonnée si je pense à toi ce week-end pendant la Saintélyon.
Encore un grand bravo et bonne reprise!

Écrit par : Greg Runner | 29/11/2011

Moi aussi , cette phrase me parle ..... je crois que je la retiendrai pour plus tard.
Mille fois merci pour nous avoir permis de vivre ces instants magiques avec toi en tout cas.
Nous aussi , on a hate que tu recommences !
Lire tes doutes , tes calculs d'avant course , tes projets , tes envies ..... tout ce qui se passe dans ta tête lorsque tu y es enfin , tout ce qui te prend à la gorge ensuite lorsque l'émotion de l'après-course te submerge ...................... perso : j'adore lire tout ça ! Je vis tes marathons par procuration il faut croire.... jusqu'au jour où j'oserai me lancer !

Écrit par : marie | 29/11/2011

Encore une fois un GRAND BRAVO à toi, et cette phrase est tellement vrai que moi aussi je la garde dans le fond de ma mémoire pour la ressortir au moment voulu.

Écrit par : rohnny | 30/11/2011

Sacrée expérience que tu as vécue là ! comme quoi rien n'est préconçu, rien n'est défini, tout est possible...
Encore Bravo !

Écrit par : Izhonu | 30/11/2011

Quel magnifique billet! Je vis au Québec et je peux te confirmer que l'atmosphère de course que tu décris est la même ici aussi. Les coureurs lents sont autant respectés et intégrés que ceux qui sont vraiment rapides; tout le monde encourage tout le monde, indépendamment du niveau de chacun. Celui qui court le marathon en 3h15 est félicité tout autant que celui qui l'a couru en 5h00; c'est l'effort, la passion et le dépassement de soi qui sont valorisés!
Pour le Marathon de New-York, je tente ma chance pour 2012 et je croise les doigts pour la loterie. Une chose est sûre, ton billet me donne encore plus l'envie d'y être!!!

Écrit par : Claire | 01/12/2011

Oh oui, je suis tellement d'accord avec toi ! Cette attitude des Américains est absolument géniale, leur enthousiasme si grand et si communicatif. Pas de jugement, seulement de l'admiration, du respect. C'est juste magique. Pour ça, ils sont très forts je dois dire. C'est aussi ça la magie de New York ... ;-)

Écrit par : Valcox | 06/12/2011

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