Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/06/2010

Voilà c'est fini! (4ème partie : L'après-course)

Dans l'aire d'arrivée :

La première chose que je veux faire après avoir franchi la ligne d'arrivée, c'est m'asseoir. Je fais un dernier petit effort le temps qu'un bénévole me donne ma médaille. Et puis direction le bord du trottoir.

100_6019.JPG

Au bout de quelques minutes, je me relève, retrouve Chéri qui me félicite et me dit qu'il est fier de moi. Ici aussi, je n'arriverai pas à pleurer et pourtant c'est pas l'envie qui m'en manque. Il me force à mettre une veste parce qu'il y a toujours ce p***** de vent.

Un autre bénévole me donne une rose, je prends un verre d'eau. Un troisième bénévole veut me donner un poncho, je suis tellement peu lucide qu'il se sent obligé de me l'installer en me faisant un joli petit noeud.

100_6021.JPG

Je passe au ravitaillement, prends un yahourt (de toute façon, il n'y a que cela), et me dirige vers une nouvelle bénévole qui veut récupérer ma puce. Elle est géniale cette dame et comprends rapidement que vu mon état et l'occupation de mes mains, le mieux, c'est qu'elle se débrouille toute seule pour la prendre. De toutes façons, je ne dois pas être la première à lui faire le coup.

100_6022.JPG

Je récupère Chéri et direction l'hôtel, pas facile ces 500 derniers mètres, même très lentement, toutes mes douleurs me tombent d'un seul coup dessus.

A l'hôtel :

Je suis naze, ma principale préoccupation pour le moment, prendre un bain. J'ai l'impression de bouillir. J'en profite pour faire une inspection : aucune cloque même pas au niveau de mes petits orteils d'habitude si sensibles, presque pas d'irritations liées aux frottements : quelle surprise!

Je passerai tout le reste de la journée dans le lit en ne me levant que pour des passages à la salle de bains. Mon principal souci : je suis en surchauffe :

- j'ai super chaud au visage. Même si le soleil était discret, il était quand même là et combiné avec la transpiration, j'ai les sensations post-peeling de 3ème série

- j'ai les jambes dans le même état. La seule solution que j'ai trouvé pour ces pauvres filles qui ont bien fait leur boulot, c'est de les suréléver et de les envelopper dans une serviette humide (la solution massage par Chéri n'ayant eu aucun effet!)

Avec tout ça, j'ai aussi super mal aux pieds : j'ai l'impression que tous les os au niveau du pied (pas de la cheville, mais bien du pied) ont décidé de se réorganiser différemment sans me demander mon avis. En gros, quand je marche, ce qui sera rare pour cette soirée, il faut bien l'avouer, c'est sur les talons. Si j'ai mal ailleurs, je n'en sais rien, c'est masqué par le reste.

Chéri, lui pête la forme. Il a fait 3h30, n'est pas content de lui et surtout des ravitaillements qui n'avaient pas assez de "solide" à son goût. Comme il ne s'est pas bien ravitaillé, il a eu une fringale au 25ème qui a eu des conséquences sur une bonne dizaine de km (le temps de quitter son groupe d'allure 3h15 pour retrograder dans celui de 3h30).

Je vous dirai pas comment on a fait pour le repas de fin d'après-midi/soirée, mais c'était très bourratif et pas très diététique, mais bon, on vient quand même de courir un marathon!

Le lendemain, j'ai mal quand je pose les pieds par terre, mais le fait de marcher les soulage, tous mes petits os reprennent leur place habituelle, les coups de chaud sont passés, et maintenant, je peux ressentir les vrais dégâts : les passages de assis/couché à marche sont catastrophiques. Après quelques pas cela va quand même mieux. Au final, je m'en tire pas trop mal. De manière surprenante, c'est Chéri qui est le plus marqué de nous deux : Robocop est de retour avec sa démarche chaloupée. [On continue les vacances et les visites, mais aujourd'hui, c'est surtout voiture, on arrête la marche à pied : visite du chateau de Kronborg (celui de Hamlett) et de Frederissborgslot (le + beau chateau du Danemark) et de quelques petites villes typiques].

Le lendemain, j'ai mal uniquement aux genoux et dans le haut des cuisses quand je monte les escaliers, le reste va bien. Chéri poursuit son stage Robocop. [Pour les vacances, c'est retour à la marche de manière modérée : visite d'un quartier de la ville où nous n'étions pas allé + parc d'attractions].

Le surlendemain, je n'ai plus mal nulle part. Chéri va un peu mieux mais a encore des courbatures. [Côté vacances, changement d'hôtel et direction Odense, la ville natale de Andersen (des contes d'Andersen)].

Et après :

Au bilan, j'ai eu des effets post-marathon ressenti sur 2 jours. Pas plus que lors de mes premières courses sur semi. J'en suis super surprise et super contente. L'entrainement paie, alors? Parlons-en justement de l'entraînement : je l'aitrouvé trop long dans le temps : ces 14 semaines m'ont épuisées moralement. Pourtant je pense qu'elles étaient nécessaires. Si c'était à refaire, j'en referrai bien un autre un jour, il faudra que je fasse ça différemment, histoire d'avoir envie de le courir! En tout cas, je ne me suis jamais dit "plus jamais ça" une fois la ligne d'arrivée franchie, c'est un signe!

Je prends plutôt ça comme une étape comme ma pseudo-carrière de coureuse, j'ai fini un marathon alors maintenant plus de fausses excuses pour ne pas passer à autre chose. C'est vrai que je lorgnerai bien vers des épreuves de trail. Mais je suis pas bonne en montée et j'ai peur dans les descentes ... Ah mince, j'avais dit plus d'excuses! Ou alors des épreuves à étapes. Et puis il y a deux courses que j'adorerai faire : une de 50km en Islande (depuis mes vacances de l'année dernière là-bas, je ne rêve que d'y retourner) et le Trail des Trolls en Norvège (course par étapes). Et puis Chéri voudrait faire New-York l'année prochaine ou Berlin ou Londres!

Et puis surtout, a'y est : je suis marathonienne. Même si c'est en plus de 5h, même si c'est en marchant! Cela me fait tout drôle de le dire....

 

Les commentaires sont fermés.